J’ai commencé les séances de découverte des boites avec les trois classes intéressées de notre école. Je les prends pendant 45 minutes pendant que mes collègues font de l’histoire et de l’art visuel. Nous nous sommes “déguisés” comme vous nous l”aviez suggéré en apportant une des boites sur une table roulante poussée par deux collègues habillés de blanc avec des protections des yeux et de la bouche. Je reconnais que cela fait très stéréotypé mais l’effet a été immédiat : les élèves sont partis à imaginer que les boites contenaient des produits dangereux, certains avaient du mal à respirer, d’autres les yeux qui piquaient…

Je n’ai bien évidemment pas laissé s’installer la panique mais il est étonnant de constater les effets d’une mise en scène.

La première séance a été l’observation de “loin” de cette fameuse boite. Les élèves notaient au brouillon leurs idées et sont tous venus sentir de près. La séance se déroule toujours de la même manière : présentation, manipulation et noter les résultats, mise en commun collective des “collègues chercheurs”.

A chaque fois, j’ai annoncé l’objectif de la deuxième séance, à savoir qu’on pourrait la manipuler.

La deuxième séance était donc très attendue , j’espère que vos boites ont des objets solides car elles ont été secouées soupesées, manipulées, écoutées…

La troisième séance s’est déroulée de la même manière mais lors de la mise en commun, certains ont suggéré d’amener les mêmes objets pour les comparer avec la boîte vide.
J’ai donc vu les élèves arrivés avec des coquillages, du ketchup, des billes, des grelots, des balances de cuisine.

Ma démarche a été surtout de les relancer (“comment vous pouvez le prouver”) mais je n’ ai pas orienté les recherches. La mise en commun est pour moi la partie la plus importante car il y règne un grand silence où chacun s’écoute et décris ses expérimentations. Il faut ajouter que j’ai choisi la grande salle de réunion avec une grande table centrale et chacun s’adresse aux autres en commençant sa phrase par mes “chers collègues.” Là, on y apprend que des recherches peuvent mener à “pas grand chose”, mais ils semblent découvrir le plaisir de chercher et de manipuler. C’est pour moi, un honneur d’être le témoin privilégié de leurs balbutiements. Merci à vous pour cela.
Voilà en gros où j’en suis, je n’ai pas de photos ni de documents car nous sommes principalement au niveau de la recherche au brouillon mais je peux vous dire que cela” turbine” dans leurs cerveaux.

A demain pour de nouvelles avancées